Resumen del artículo
Nâdiya incarne l’artiste qui fait de la boxe bien plus qu’un simple loisir, une discipline façonnant son identité musicale et sportive depuis l’enfance.
- Une athlète avant tout : Championne de France junior au 800 m avant de conquérir les charts musicaux avec Parle-moi y Tired of being sorry
- Un héritage familial : Son frère Kader Zighem est champion du monde de boxe savate française, la discipline coule dans les veines des Zighem
- La boxe, école de vie : Elle pratique toujours quelques séances quotidiennement aux côtés de ses 10 km de course, affirmant que sans le sport, elle ne serait pas en phase avec sa voix
- Des artistes en phase : Lorie Pester, Bianca Costa et Natacha Lubin (championne de kick-boxing 2018) trouvent dans la boxe confiance, discipline mentale et gestion émotionnelle
Nâdiya court 10 kilomètres par jour et glisse quelques séances de boxe entre deux répétitions. Cette image résume parfaitement qui elle est : une artiste façonnée par le sport depuis l’enfance, issue d’une famille où les gants font partie du quotidien. Mais elle n’est pas la seule chanteuse à avoir croisé le ring. Tour d’horizon de ces artistes qui ont fait de la boxe bien plus qu’un simple loisir.
Nâdiya, la chanteuse qui a fait de la boxe dans les gènes
Une athlète avant d’être une star
Née le 19 juin 1973 à Tours en Indre-et-Loire, Nadia Zighem — connue sous le nom de scène Nâdiya — n’est pas arrivée à la musique par hasard. Avant les studios, il y avait les pistes d’athlétisme. À 12 ans, sa professeure d’EPS, Jeanine Maieu, l’inscrit à l’UNSS et convainc ses parents, qui plaçaient la scolarité au-dessus de tout. Bonne pioche : dès sa première année, Nâdiya rafle les courses, devient capitaine d’équipe et remporte le titre de championne de France sur 4 x 800 m.
Sa progression est fulgurante. Elle décroche le titre de championne de France junior FFA indoor du 800 mètres à Bordeaux en 1990 puis à Liévin en 1991, avec un temps de 2 min 15 s 08. En 1990, elle passe à deux centièmes du record de France UNSS. Son record départemental du 400 m cadette d’Indre-et-Loire en 58 s 66 reste toujours inégalé. Elle rejoint ensuite le club de Joué-lès-Tours puis intègre le système Sport Étude à Tours.
À 20 ans, elle tourne la page et part pour Paris. En 1996, elle remporte trois fois l’émission Graines de Star sur M6. Sa carrière musicale s’emballe : en février 2004, le single Parle-moi atteint la 2e position en France pendant 24 semaines, et 2e en Belgique. L’album 16/9 dépasse les 500 000 exemplaires vendus et monte à la 6e place du Top Albums France. En 2008, son duo avec Enrique Iglesias, Tired of being sorry, reste numéro 1 en France et en Belgique pendant 11 semaines — meilleure vente de singles de l’année 2008.
La boxe, un héritage familial
Chez les Zighem, la boxe coule dans les veines. Son frère Kader Zighem a décroché le titre de champion du monde de Savate boxeo francés en 1995, quadruple champion de France dans les moins de 74 kg. Diplômé de l’Insep à la même époque que David Douillet ou Jamel Bouras, il fonde en 1998 le club Bouge ton corps à La Rabière, en Indre-et-Loire, pour transmettre la discipline à la jeune génération. À 54 ans, il affirme que la boxe donne de la confiance en soi.
La liste familiale est longue : un autre frère est également champion du monde de boxe française, le frère aîné a été entraîneur, et un quatrième a pratiqué le kick-boxing. La famille est originaire de Mostaganem, en Algérie, et est arrivée en France en 1962. Nâdiya est la benjamine de six enfants.
Pour elle, la boxe est une belle école de la vie où on apprend à se surpasser. Elle pratique toujours quelques séances aujourd’hui, en parallèle de ses 10 km quotidiens. Sans le sport, dit-elle, elle ne serait pas en phase avec sa voix.
Une carrière musicale qui continue
Après son premier album numéro 1 en France sorti le 5 juin 2006 — simplement intitulé Nâdiya, avec 300 000 ventes — elle ne ralentit pas. En 2019, elle sort l’album Odyssée via son propre label N4Z Records. Elle devient ambassadrice de l’association Les Enfants de la Terre en juillet 2019, fondée en 1988 par Marie-Claire et Yannick Noah. En 2025, elle collabore à nouveau avec le rappeur Smartzee sur le single DJ. Une tournée de 24 dates est prévue en 2026 sous l’intitulé I Gotta Feeling.
| Single / Album | Fecha | Position France |
|---|---|---|
| J’ai confiance en toi | Février 2001 | 38e |
| Parle-moi | Février 2004 | 2e (24 semaines) |
| Album 16/9 | Juin 2004 | 6e (500 000 ex.) |
| Tired of being sorry | 2008 | 1e (11 semaines) |
D’autres chanteuses qui pratiquent la boxe
Lorie Pester, poings levés contre les paparazzis
Lorie Pester, chanteuse et actrice de 41 ans, cumule 22 ans de carrière. Dans une interview parue dans Le Monde le 17 novembre, elle confie sans détour qu’elle a commencé la boxe pour faire face aux photographes qui l’épient. L’aversion est ancienne — un paparazzi l’aurait bousculée — mais elle s’est intensifiée après la naissance de sa fille en 2020. Ses mots sont nets : «Je ne suis pas violente, mais je ne peux pas les supporter, c’est même pour ça que je me suis mise à la boxe.»
Ici, la boxe n’est pas un défi sportif mais une réponse concrète à une pression quotidienne. La discipline lui procure les técnicas defensivas qui lui permettent de se sentir moins vulnérable. Même constat chez Bianca Costa, chanteuse et danseuse qui pratique la boxe anglaise depuis un an grâce à une rencontre avec le rappeur Hatik, qui lui a présenté son coach Yahia. Elle s’entraîne entre une et trois fois par semaine et dit clairement — «Quand je ne boxe pas, je ne me sens pas bien.»
Natacha Lubin, du ring au metal
Originaire de La Motte, près de Loudéac dans les Côtes-d’Armor, Natacha Lubin cumule deux identités que tout oppose en apparence : championne de France de kick-boxing 2018 et chanteuse dans le groupe metal ObSyns depuis 2018. Elle mène aussi une carrière solo depuis six ans, chante exclusivement en anglais et a sorti l’EP Blinking lights, six titres dont une reprise de Smells like teen spirit de Nirvana. Avec le morceau Slaughter Centuries, composé par Philippe Sorel, elle remporte un concours RFM. Quatre enfants, un travail à Loudéac : rien ne l’a stoppée.
Ces profils illustrent une tendance réelle : la boxe attire des artistes qui cherchent, au-delà de la forme physique, une discipline mentale. Les raisons varient :
- Gestion du stress et des émotions sur scène
- Sentiment de puissance physique et de confiance en soi
- Capacité à se défendre dans des environnements souvent hostiles
- Discipline et rigueur transférables à l’art
Ce que la boxe apporte vraiment aux artistes
Bianca Costa l’exprime mieux que quiconque — avant la boxe, elle explosait chez elle en tapant sur des coussins. Depuis, elle gère autrement. Elle ne boxe pas pour l’esthétique — pour se défouler, pour se battre, pour se sentir forte. Le ring devient un espace de reconquête de soi, particulièrement pour des femmes souvent exposées au regard et aux agressions.
Nâdiya, elle, l’a toujours su instinctivement. Grandir avec Kader Zighem comme frère, c’est comprendre tôt que la boxe forge autant le caractère qu’elle sculpte le corps. Pour qui veut approfondir la commode, les ressources ne manquent pas — le boxeo wiki offre une base solide, et le sitio de los combatientes ouvre sur l’univers plus large des arts martiaux. Se lancer, franchement, c’est rarement une mauvaise idée.

